Monsieur Mariton parle à longueur d’articles et d’interviews de son « équipe municipale ». Mais il confond équipe municipale et groupe majoritaire…Nous ne sommes plus à une confusion près !

Voici comment s’est déroulée cette première semaine de confinement pour les élus de l’équipe municipale n’appartenant pas à la majorité :

  • Dimanche 1er novembre, le groupe municipal Ensemble Réinventons Crest a adressé une lettre à monsieur le maire et à l’ensemble des conseillers municipaux pour demander l’organisation urgente d’une réunion afin de décider des mesures à prendre pour aider les Crestois à faire face à ce nouveau confinement.
  • Lundi 2 novembre, les conseillers municipaux reçoivent une invitation du maire à une audio conférence. C’était donc la réponse de Monsieur Mariton à notre proposition avons-nous pensé.
  • Mardi 3 novembre, Monsieur Mariton organise un point presse, avec deux élus de son groupe municipal, pour indiquer toutes les mesures qu’il va mettre en place pour faire face à ce rebond de la crise sanitaire… Les habitudes reviennent : Monsieur le Maire décide avant même qu’on en ait eu le temps d’en discuter et annonce ce qu’il va faire !
  • Mercredi 4 novembre, 16h, nous n’avons toujours pas l’ordre du jour de l’audioconférence… difficile de la préparer correctement ! Sans attendre, nous avons entrepris d’interroger les habitants de Crest sur leurs besoins, leurs idées, leurs propositions face à la COVID 19. Et les réponses sont nombreuses et riches…
  • Jeudi 5 novembre…Tout est décidé, organisé, communiqué mais alors à quoi va servir l’audio conférence ? Aurons-nous la possibilité de partager toutes les idées que nous avons recueillies en un temps record ou s’agira-t-il simplement d’approuver des décisions auxquelles nous n’avons pas été associés? Ou peut-être allons-nous échanger sur la pluie, le beau temps, les difficultés de la vie démocratique…

En se moquant de nous, Monsieur Mariton se moque des 1983 Crestoises et Crestois qui nous ont apporté leurs suffrages le 28 juin. En se moquant de nous, il met en place une curieuse conception du dialogue constructif et apaisé qu’il appelait de ses vœux lors du premier conseil municipal. En se moquant de nous, il nous empêche de jouer pleinement notre rôle d’élus, de contacter utilement les habitants pour leur demander ce dont ils ont besoin. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les promesses de printemps, au lendemain d’une élection (finalement annulée par la justice), s’envolent au gré du vent d’automne.