Toujours pas de piscine couverte

Il y a un réel besoin pour les Crestois d’une piscine couverte toute l’année, mais ce projet doit être raisonnable financièrement et prendre en compte les aspects écologiques. Pour développer un projet de cette ampleur, une bonne coopération avec tous les partenaires est indispensable, notamment au sein de la CCCPS. 

Mais la méthode employée par le maire de Crest pour imposer un projet surdimensionné de centre aquatique a isolé Crest des autres communes au sein de la CCCPS. Au bout de six ans de conflit, et malgré un million d’euros dépensés en études, les terrains proposés par Crest n’étaient toujours pas adaptés au projet, et les coûts en investissement et fonctionnement insoutenables : un beau gâchis.

Répondons au besoin des Crestois d’avoir un lieu où nager toute l’année en construisant une piscine couverte raisonnablement dimensionnée. Et construisons ce projet en bonne intelligence avec les communes voisines afin d’en partager le poids financier.

D’importants financements manqués pour la ville

De 2009 à 2014, toutes les collectivités de la vallée de la Drôme ont bénéficié de 10 millions d’euros de subventions du Grand Projet Rhône-Alpes Biovallée. Toutes … sauf Crest, qui a refusé de s’associer à cette dynamique porteuse.

En 2019, les élus de Crest ont failli faire perdre les 19 millions d’euros de financement de Territoire d’innovation (Tiga), en votant contre le dépôt d’une candidature au conseil communautaire. Heureusement, les élus des communes voisines et les élus crestois de l’opposition ont emporté la majorité et notre dossier a été retenu par l’Etat.

Sans oublier les 300 000 euros de subventions de l’Agence de l’eau et de l’Union Européenne pour changer les branchements en plomb, qui n’ont pas été mobilisées dans les temps et ont été perdues ; les 200 000 euros de primes que la Ville de Crest a fait perdre à l’intercommunalité sur ces trois dernières années à cause de la non conformité de sa station d’épuration ; etc.

La liste des opportunités financières manquées par le maire sortant de Crest est longue. Avec Ensemble pour Crest, ne les ratons plus.

Des rues et des maisons dégradées

Aujourd’hui, alors que tant de personnes cherchent à se loger dans le centre ancien, 18% de logements y sont vacants et souvent dégradés. Leur rénovation est complexe : peu de lumière, humidité, délabrement de certains immeubles, petite copropriété peinant à voter les travaux…

L’équipe de M Mariton n’a rien fait pour régler ce problème. Pourtant des solutions existent et auraient dû être menées dès 2014 : en Drôme, les villes comme Romans, Tournon, Saint-Vallier, Montélimar confrontés à ce fléau de la dévitalisation des centres anciens y travaillent depuis des années : Crest aurait par exemple pu faire financer une étude de rénovation du centre ancien à au moins 50% grâce à l’Anah (Agence nationale de l’habitat).

Sur l’accompagnement à la rénovation énergétique, il existe sur notre territoire deux structures qui accompagnement gratuitement les propriétaires dans leur projet de rénovation : le service de la CCCPS et celui de l’association Soliha – (Solidaires pour l’habitat), qui proposent visites, conseils techniques et à la clé des subventions de 25 à 70% des travaux pour les plus modestes. Le maire actuel n’en parle pas, et on ne trouve aucune information sur le site internet de la Ville qui se dit pourtant activement engagée dans un Agenda 21.

Ensemble Pour Crest conduira dès 2020 une étude pour définir un plan d’action sérieux portant sur la rénovation de l’habitat, mais aussi le dynamisme des commerces, la qualité des espaces publics, la mobilité, le stationnement. Nous saurons mobiliser des moyens financiers à la hauteur et des partenaires qualifiés (Action Logement, banque des Territoires, département, Anah etc). Nous visons le zéro logements vacants avec l’objectif de permettre au Crestois de se loger dignement et à des prix abordables. Nous faciliterons l’accès des habitants aux dispositifs d’accompagnement et doublerons le nombre de logement rénovés avec ces dispositifs.

Un conflit permanent avec les communes voisines

Le maire actuel de Crest a adopté une posture de défiance vis-à-vis de l’intercommunalité (3CPS). Il n’a fait aucun effort pour coopérer avec les maires des autres communes, usant de mauvaise foi (par exemple en prétendant que le nettoyage des espaces publics autour des poubelles collectives relevait de la 3CPS alors que c’est la commune qui est responsable de la compétence de salubrité publique), menaçant même sans fondement de contester devant la justice administrative le projet de budget 2020 d’une intercommunalité dont il est censé participer à construire le budget, et diffusant des contre-vérités dans la presse.

Cette attitude a d’ailleurs amené la 3CPS à publier fin 2019 un communiqué rappelant à l’ordre les élus (et plus précisément le maire de Crest, même s’il n’est pas nommé).

Enfin, tout en donnant des leçons sur l’inefficacité de l’intercommunalité, le maire de Crest n’a fait aucun effort pour s’y intégrer : en 6 ans, il s’est permis d’être absent 24 fois sur 30 au conseil communautaire.

Pour aller de l’avant, reconstruisons une relation de coopération constructive avec nos communes voisines.

Des eaux usées qui se déversent dans la Drôme

La station d’épuration de Crest est classée non conforme depuis plusieurs années. Compte tenu du temps qu’il faudrait pour résoudre les problèmes techniques, ceci devrait inéluctablement conduire cette année à une mise en demeure par la Police de l’eau. Le corollaire pourrait être un blocage des permis de construire à Crest dans un futur proche si les actions n’avancent pas plus vite.

Comme le montre une étude (le schéma directeur d’assainissement) des rejets directs des eaux usées de Crest dans la Drôme ont lieu par temps de forte pluie mais même parfois aussi par temps sec au pont Mistral directs au niveau du déversoir d’orage en tête de station. Ceci pose de sérieux problèmes pour la conformité réglementaire et, bien sûr, écologiques.

Il est urgent de repenser de façon plus globale et novatrice la gestion des eaux urbaines (domestiques, industrielles et pluviales) dans notre ville. Cette vision nécessite une réflexion en entente avec la 3CPS en incluant la future refonte de la station qui a 25 ans. C’est aussi une réelle opportunité pour végétaliser la ville et faire face aux contraintes que pose sur le territoire le réchauffement climatique. Il faut le faire maintenant si l’on veut bénéficier des subventions de l’Agence de l’eau (11ème programme).

Soyons visionnaires et innovants, ce sera bénéfique pour le territoire, les citoyens, les finances de la collectivité, la santé des baigneurs, le milieu aquatique et la biodiversité. 

Et toujours du plomb dans l’eau…

La contamination de l’eau de boisson par des branchements en plomb est un exemple de gestion calamiteuse pour la santé…et le porte-monnaie.

Au-delà des risques sanitaires bien réels (largement relayés par les médias) que la mauvaise gestion de ce dossier fait peser sur les habitants vulnérables de Crest, ce sont les pertes financières pour la commune qui interpellent : jusqu’à 580 000 euros de travaux prévus initialement pour la période 2016 – 2019, auxquels s’ajoutent jusqu’à 346 000 euros par an ces prochaines années, qui auraient pu être réalisés et surtout bien mieux subventionnés avant 2013.

En effet, lors du conseil municipal du 28 juin 2013, Mr Hervé Mariton a jugé que les nouvelles normes européennes en la matière étaient “stupides” et a volontairement laissé passer la possibilité de bénéficier à grande échelle des subventions européennes et de l’Agence de l’eau pour remplacer tous les branchements en plomb de la ville avant l’abaissement de la norme en 2013 et la fin de ces aides.

Résultat, l’essentiel de cette charge financière repose désormais sur les épaules des Crestois, via l’augmentation de la surtaxe communale pour la distribution de l’eau potable de 132% pour sa part fixe (de 11 à 25,49 euros par an), et de 21% pour sa part variable (de 0,5806 à 0,7011 euros/m3).

Pas brillant pour quelqu’un qui se veut champion des subventions, et qui rappelle à qui veut l’entendre qu’il n’a jamais augmenté les impôts à Crest depuis 24 ans. Les impôts, non, mais les taxes communales, oui !

Avec Ensemble pour Crest, le problème du plomb sera enfin géré avec responsabilité et transparence : communication sur les branchements restants et accélération du rythme de remplacement là où cela sera nécessaire.