M. Hervé Mariton refuse le débat public entre les listes, parce que les animateurs ne sont pas ceux qu’il souhaite.

Ce mardi 3 mars a eu lieu une réunion entre les trois listes, en vue de préparer le débat public avant le premier tour des élections municipales. Malheureusement, cette réunion a tourné court, car Mr Mariton avait une condition impérative pour accepter de participer à ce débat: qu’il soit organisé par France Bleu et Le Dauphiné Libéré. Selon ses dires, il aurait attendu ce matin pour contacter ces médias, et découvrir qu’ils ne sont pas intéressés à animer ce débat.

Mr Mariton refusant toute autre option d’animation, que ce soit par d’autres journalistes ou des animateurs professionnels, nous sommes vite arrivés à une impasse. Cette impasse, c’est Mr Mariton qui nous y a conduit, notre liste Ensemble pour Crest et la liste Réinventons Crest.

Nous savons bien que les journalistes ne peuvent pas être sollicités trop tardivement pour animer un tel débat électoral. C’est pourquoi, dès début février, quand nous avons proposé ce débat public, nous avons convié les listes à une réunion préparatoire. Le but était, entre autres, d’évoquer la question prioritaire de l’animation. Début février, nous avons donc contacté France Bleu, Le Dauphiné, et une dizaine de journalistes en Drôme-Ardèche. Tous ont refusé l’invitation.

Pour nous, habitués aux outils de démocratie participative, l’animation d’un débat n’est pas le privilège des journalistes politiques. D’autres solutions pouvaient être envisagées, et nous en avions trouvé.

Mais nous n’avons pas pu en discuter, car la liste Parce que nous aimons Crest a souhaité attendre après la date limite de dépôt des listes, soit le 27 février, pour accepter de nous rencontrer. Autrement dit, la marge de manoeuvre était déjà bien réduite. Et la condition impérative de Mr Mariton a vite tué ce projet de débat public.

Nous le déplorons profondément, car cela prive les habitants de Crest d’une occasion unique de se faire leur propre idée sur ce qui différencie les trois listes, et d’éclairer leur choix pour leur vote les 15 et 22 mars. Ce refus est le signe chez le maire sortant d’une conception rigide d’un débat public entre les listes : des médias reconnus, sinon rien. Quel mépris pour nos médias locaux, Le Crestois, Radio St-Ferreol, Le Bec ! Mais ce refus nous questionne aussi sur d’autres aspects : Hervé Mariton a-t-il peur d’être confronté à un format qu’il ne maîtrise pas? Dans le fond, souhaite-t-il vraiment participer à un véritable débat public dans sa ville? En outre, son assurance que les “grands” médias locaux s’intéresseraient à un débat à Crest témoigne de la haute estime qu’il se fait (encore) de lui-même… à tort.

 Les Crestoises et les Crestois se feront leur propre idée.

Et ils remarqueront que depuis aujourd’hui, la liste Parce que nous aimons Crest, sur les panneaux d’affichage électoraux, présente son meeting de fin de campagne comme un “débat public”. Donc le maire sortant refuse le débat public entre les listes, mais reprend l’idée de débat pour sa seule liste. En résumé, “Oui au débat, mais tant que je décide et tout seul”. Cet épisode ne fait que renforcer notre conviction que les habitants de Crest ont un urgent besoin de plus de démocratie et de respect de la part de leurs représentants ! Nous vous invitons à venir nous rencontrer lundi 9 mars au soir, salle Coloriage, pour échanger librement avec tous les colistiers sur les changements importants que nous voulons amener à Crest, pour redonner des couleurs et une nouvelle énergie à notre ville!