Manger des fruits et légumes produits localement, en agriculture biologique ou raisonnée, et achetés en circuits courts : c’est une grande chance que nous avons en vallée de la Drôme. Une chance que cette période de confinement nous permet d’évaluer à sa juste valeur.

Marche Champ de Mars

Marche Champ de Mars

La fermeture des marchés alimentaires ordonnée par le gouvernement le 23 mars a provoqué un tollé à Crest et alentours. Pouvoir manger local et bio tout en assurant un débouché à nos producteurs est devenu un enjeu de mobilisation. Avec succès puisque ce mercredi 31 mars, la préfecture a accordé sa dérogation. Le marché aura donc lieu le samedi, au Champ-de-Mars.

Depuis le début du confinement, et de façon plus intense depuis le 23 mars, des initiatives ont germé de toutes parts pour faire le lien entre producteurs locaux et consommateurs. EcoDrive, marchés à la ferme… Certaines existaient déjà, d’autres ont été créées en quelques jours.
Cette effervescence témoigne de la créativité de nos acteurs locaux. Et de la formidable solidarité qui permet à nous tous et toutes de traverser ce confinement plus soudés, encore plus engagés sur le chemin de la transition.

Circuits courts, encore et toujours… plus!

Les lieux habituels d’achat:

Les platesformes de commande en ligne:

  • La plateforme Agricourt, qui fournit habituellement les cantines, a mis en place l’EcoDrive Agricourt.
  • Open Food France a regroupé des producteurs, suite à la fermeture du marché, pour lancer aussi un drive de produits fermiers et bio à Crest. Infos sur ce BioDrive.

Si vous souhaitez contacter directement les producteurs, plusieurs solutions:

On le voit, les idées et solutions ne manquent pas. Une belle preuve de la capacité de résilience collective ! Et comme le souligne Samuel L’orphelin, “nous avons un certaine chance : notre territoire a une agriculture particulièrement dynamique, très diversifiée et tournée vers les circuits courts.

Être fort localement pour résister aux secousses globales

Nous vivons une situation vertigineuse, totalement inédite, où le monde entier est paralysé par un élément invisible, microscopique. Le coronavirus a ce pouvoir démentiel d’appuyer sur “pause” et de mettre à l’arrêt les économies mondialisées, les pays, les vies de chacun. Il s’appelle aujourd’hui Covid-19, demain il portera un autre nom.

L’urgence est là. C’est bien aujourd’hui qu’il faut apprendre, ensemble, à surmonter cette crise et se préparer à celles qui viendront. En travaillant à créer une société qui met en valeur les circuits courts et les producteurs locaux, une société qui préserve de bonnes conditions de culture, en luttant contre le dérèglement climatique, en favorisant l’accès à la terre pour les paysans.

Une société plus solidaire aussi, qui permet aux plus défavorisés d’avoir accès à une alimentation de qualité, grâce aux jardins potagers ou jardins nourriciers, par exemple. “Le jardinage est un levier que les habitants peuvent vraiment mettre en place. En 6 semaines, pas grand chose ne pourra être produit mais c’est histoire de mettre le pied à l’étrier, expose Samuel L’Orphelin. Pour ça, il faut qu’un maximum de monde intéressé puisse avoir accès à des jardins car ceux de la municipalité sont réservés aux allocataire sociaux et trop éloignés de la ville. Il pourrait être intéressant d’imaginer une bourse aux jardins ou des propriétaires qui ne peuvent plus s’en occuper les mettent à disposition, mais aussi utiliser les espaces municipaux ou privés en friche pour les valoriser…

Des idées à semer aujourd’hui pour qu’elles poussent vite… nos concitoyens en ont besoin !